Grande fête populaire d'inauguration du Musée à ciel ouvert BOULEVARD PARIS 13 - Jeudi 13 juin 2019 de 19h à 22h

  • 4 juin 2019
  • Mis à jour le 13 juin 2019
  • Evénements

Grande fête populaire d'inauguration du Musée à ciel ouvert - le Jeudi 13 juin 2019 de 19h à 22h

Un événement gratuit et ouvert à tous.

(Boulevard Vincent Auriol, sous le viaduc de la ligne 6 du métro aérien, entre la rue Jeanne d'Arc et la rue du Chevaleret)

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Venez participer au grand dîner de quartier, Pique-nique, Ambiance musicale et food trucks


À l'occasion de l'inauguration du « Boulevard Paris 13 », le musée à ciel ouvert du Street Art du 13e, une grande fête est organisée pour les riverains et plus largement les Parisiennes et Parisiens.

Ce parcours de Street Art, appelé "Boulevard Paris 13", gratuit et ouvert à tous, est né de la volonté conjointe de Mehdi Ben Cheikh, directeur de la Galerie Itinerrance et de Jérôme Coumet, Maire du 13e, de faire du boulevard Vincent Auriol le plus grand musée de Street Art à ciel ouvert. Il s'est enrichi récemment de nouvelles fresques monumentales. Le "musée" est complété par nombre d'autres interventions dans d'autres quartiers.

Année après année, de nombreux artistes de la scène du Street Art, parmi les plus grands noms, français et internationaux, y sont intervenus : Shepard Fairey, Invader, D*Face, Seth, Conor Harrington, Hush, Daleast, ADD FUEL, C215, BTOY, Cryptik, Tristan Eaton, Ethos, Faile, Hownosm, Inti, Jana & JS, David de la Mano, Maye, M-City, Pantonio, Roa, Sainer, Seth, ST4, Stew, Vhils...

Nous vous attendons nombreux pour fêter ensemble ce Musée à ciel ouvert !
Riverains, Parisiens et touristes, rendez-vous boulevard Vincent Auriol, protégé par le viaduc de la ligne 6 du métro aérien, pour une grande fête populaire, entre pique-nique, food trucks & scènes musicales, sous le signe du partage et de la convivialité.

Les Artistes et les œuvres de "BOULEVARD PARIS 13"



Add Fuel, de son vrai nom Diogo Machado (né en 1980), est un artiste plasticien et illustrateur portugais. Il est diplômé en graphisme à l’IADE – Institut des Arts Visuels, du Design et du Marketing de Lisbonne. Depuis 2007, il se consacre exclusivement à son travail artistique.

Le titre de cette fresque, Envolvente, en portugais, fait référence à quelque chose d’enveloppant, se fondant parfaitement avec la surface. Elle se démarque à travers sa palette réduite de couleurs, majoritairement constituée de nuances de bleu, soulignées par un quadrillage blanc. Ce dernier est un composant fondamental du style d’Add Fuel, inspiré par les azulejos, des carreaux de faïence ornés de motifs géométriques et symétriques, traditionnels de son Portugal natal. L’artiste les revisite, les mêlant à des éléments visuels évoquant le Pop art ou encore les comics.

Sa technique de prédilection est le pochoir, qu’il applique sur les surfaces, avant de les colorer à l’aide de bombes de peinture ou de pinceaux. De plus, il tente de connecter chacune de ses fresques murales avec les villes dans lesquelles elles prennent place. Dans le cas de Envolvente, il souhaitait mettre en relation les près de deux millions d’individus de la communauté portugaise présente à Paris, l’une des plus importante du monde.

Né en 1973 à Vigneux sur Seine, dans la banlieue sud de Paris, l’artiste Bom.K est reconnu pour sa maîtrise sans équivalent de la bombe aérosol. À travers des œuvres angoissantes et brutales, Bom.K, pour Bombing Killa, extériorise ses sentiments intimes, au plus profond de son inconscient.

Bom.K découvre le graffiti à 17 ans grâce aux livres de références “Subway Art” de Martha Cooper et Henry Chalfant. Il s’initie au graph dans les terrains vagues, sur les trains où il multiplie tags, et graffiti à forte inspiration New Yorkaise. En 1999, il fonde avec Iso le collectif Da Mental Vaporz avec Iso au sein duquel ils expriment avec une esthétique plus personnelle, leurs perceptions du monde contemporain : sordide et monstrueux. Depuis, Bom.K a cultivé cet univers.

Pour sa deuxième exposition, la Galerie Itinerrance invite Bom.K à réaliser une fresque sur le boulevard Vincent-Auriol. Après une semaine passée sur l'échafaudage, la fresque « Mon robot te botte le derrière » voit le jour. Un enfant domine la ville, accompagné de sa souris et de son robot, il s'apprête à taguer l’immeuble sur lequel il s’appuie.

Née en 1977, Andrea Michaelsson alias BTOY est une artiste pochoiriste espagnole. De son parcours à l’Institut d’Études Photographiques de Barcelone entre 2001 et 2003, BTOY cultivera l’œil du photographe. Elle réalise des portraits de femmes fortes au parcours courageux, en mettant en relief les émotions furtives de ses modèles à l’aide de couleurs vives et d’un style rétro.

Pionnière du pochoir, BTOY s’est affirmé à l’international. Depuis 2005, ses portraits sont exposés dans les galeries du monde entier et, en 2008, le célèbre artiste Banksy l’invitait au Cans Festival, son exposition éphémère dans un tunnel désaffecté de Londres. En 2013, elle contribue au projet la Tour Paris 13, un immeuble de 9 étages investis par 107 artistes du monde entier ; B-TOY y rend hommage à Simone de Beauvoir.

En 2014, la Galerie Itinerrance accueille son exposition Identity. Elle y fait dialoguer des portraits de femmes des quatre coins du monde choisies pour leur courage et leur contribution à rendre la société plus égalitaire. Dans la continuité de ce projet, BTOY réalise le portrait de l’actrice des années folle Evelyn Nesbit sur la Place Pinel.

Né en 1973 à Bondy en Seine Saint Denis, Christian Guémy alias C215 est un des pochoiristes les plus influents de sa génération. Christian Guémy a exercé de nombreux métiers avant de s’accomplir en tant qu’artiste. Historien pour les compagnons du devoir, chargé d’études pour un syndicat du meuble, puis responsable export auprès d’un industriel du textile, c’est à 32 ans, en 2006, que Christian Guémy revient vers la peinture.

C215 travaille le pochoir. Après avoir dessiné les portraits de ses sujets, il crée ses patrons et les découpe minutieusement.  « 90 % de mon travail, c'est du découpage... Mais c’est ce que je préfère ! » s’amuse C215 dans un entretien pour Time Out. Ses pochoirs grandeurs nature attirent la sympathie des passants, qui voient fleurir sur le mobilier urbain des portraits colorés et lumineux.

C215 est un ami des chats. Ce sont à ses yeux des animaux domestiques mais qui restent libres. « Il y a un mélange  de protestation et de convenance chez cet animal, et c’est ce qui me plaît chez lui. »
Le chat bleu immense réalisé par C215 est un exemple du sentiment d’appropriation de l’espace urbain que peut générer l’art urbain. Des habitants du 13e disent : « J’habite dans l’immeuble du chat bleu » ou « Retrouvons-nous au chat bleu ! ».
Né à Cork en 1980, Conor Harrington est reconnu pour ses fresques mêlant techniques de la peinture expressionniste et les codes du graffiti. S’inspirant des peintres de la Renaissance, il réinterprète des scènes de combats et de guerres du passé dans un décor moderne et urbain.

Conor Harrington a grandi dans une petite ville où il n’y avait aucun graffiti sur les murs. « Je crois que cela m’a permis de me détacher des codes du genre et d’essayer quelque chose de complètement nouveau », explique-il dans un entretien avec le magazine Street Art Avenue. Son projet s'appuie sur les contrastes, il aime faire tenir sur la même toile les éléments qui s’opposent et joue sur l’anachronisme. L’artiste traite ainsi des sujets d’actualité comme le machisme avec un regard historique en associant les figures du passé, comme le cavalier, avec des personnages plus actuels, comme le Toréador ou le conducteur de Formule 1.

Invité par la Galerie Itinerrance en avril 2017, Conor Harrigton réalise une nouvelle fresque sur le boulevard Vincent Auriol intitulée « Lutte et étreinte ». En période électorale, Conor Harrington sème un doute sur les intentions des deux hommes qu’il représente épaule contre épaule. S’agit-il d’un échange amical ou bien du début d’un combat ? À ce sujet l’artiste répond : « Je perçois cette image comme un échange, une discussion, un débat, une lutte politique. J’ai l’habitude de peindre des scènes plus explicites, mais j’ai opté pour une représentation plus ambiguë des combats politiques. » Encore une fois, la duplicité est au cœur de son travail.
Cryptik commence le Street Art en 2008. Basé à Los Angeles, l’artiste d’origine coréenne, crée des œuvres d’art qui explorent le domaine de la spiritualité et de la conscience. Ses représentations emblématiques de divinités et de chefs spirituels, ainsi que son style de calligraphie caractéristique sont visibles à Los Angeles, à San Francisco et en Europe, ornant à la fois le paysage urbain et les galeries. Le but de son art est d’offrir aux gens une perspective différente, englobant des enseignements de diverses traditions de sagesse, afin de les aider à développer une philosophie plus large de la vie.

Cryptik a réalisé ici sa toute première fresque en France. Artiste calligraphe qui s'inspire de l'écriture gothique romane, il investit les deux façades de ce bâtiment pour offrir une fresque calligraphiée reprenant un poème de William Saroyan. Toujours très spirituel, l'artiste tend à transmettre des enseignements philosophiques par le biais de ses peintures. Un clin d'œil également à la librairie Maruani, institution du quartier, au-dessus de laquelle l'œuvre a été peinte. L’artiste a tracé sa fresque au pinceau directement sur le mur, qui s’orne à présent de lettrage doré.

Designer, mais aussi sculpteur et galeriste, Dean Stockton alias D*Face est un artiste accompli. Né en 1978 à Londres, où il travaille actuellement, il réalise de manière prolifique des œuvres dans un style qu’il appelle « aPOPcalyptic », mêlant pop et satire. Il s’inspire des Comics et de la culture punk pour pointer du doigt l’obsession de la société pour les célébrités et la surconsommation. Souvent associé au Pop Art, D*Face en change pourtant les codes. Représentant Che Guevara en zombie ou la reine Elizabeth avec une crête iroquoise, ses œuvres sont plus satiriques que celles de Roy Lichtenstein.

Les personnages féminins de D*Face sont principalement des pin-ups aux visages exagérément parfaits. Elles sont souvent représentées pleurant et se blottissant dans les bras des hommes qui répondent aux critères de la masculinité. En insistant sur ces traits, D*Face interpelle. L’objectif de son travail est « d’encourager les gens à ne pas seulement voir, mais aussi à regarder ce qui les entoure, repenser les stéréotypes de notre culture, ne pas rester passif devant le règne de la consommation ostentatoire » - D*Face.
Né en 1984 en Chine, DALeast est un personnage atypique qui aime entretenir le mystère quant à sa véritable identité. Son vrai nom est inconnu du grand public et la seule et unique inscription sur la bio de son site est : « DALeast is currently a human being » (« DALeast est actuellement un être humain »).

Dès l’âge de trois ans, il joue à créer : peinture, sculpture, installations, performances synchronisées, art numérique… Il embrasse l’art urbain en 2004 et commence alors à voyager à travers les continents pour laisser sa signature sur l’immensité des murs de béton.

Croyant en la réincarnation, il représente dans ses œuvres des animaux d’un incroyable dynamisme, semblant sculptés dans le métal. Sa technique proche de la 3D donne un rendu visuel spectaculaire semblable à la sculpture, grâce à de savants effets de blanc et de gris sur du noir. DALeast travaille uniquement à la peinture en bombe pour façonner des animaux qui donnent l’illusion de sortir des murs. Son bestiaire enchanté est souvent déconstruit en deux parties dont l’anatomie semble être constituée d’une bobine de ruban ou de lambris de métal.
Né en 1975 à Salamanque en Espagne et installé aujourd’hui en Uruguay, David de la Mano est un artiste contemporain reconnu pour son travail minutieux au pinceau, l’utilisation quasi systématique du noir et blanc ainsi que ses silhouettes humaines minimalistes.

Titulaire d’une licence des beaux-arts à l’université de Salamanque et d’un doctorat à l’université de Valence, il réalise depuis 1993 des œuvres dans l’espace public. Ses personnages emprunts d’une grande poésie ne laissent personne indifférent. À travers chaque pièce, il œuvre à retranscrire sa vision du monde qui l’entoure, de la façon la plus personnelle et la plus symbolique possible. Entre ombre et lumière, jouant sur la forme, les contours et les contrastes, David De La Mano donne naissance à un monde au parfait équilibre, où l’humain et la nature, toujours intrinsèquement liés, se confondent puis se distinguent, dans un mouvement perpétuel.

Ici, une œuvre poétique, pleine de détails oniriques et surréalistes. On y retrouve des personnages aux têtes animales ou aux corps changés en racines. Le contexte influe toujours sur la réalisation d'une fresque. Dans ce cas précis, le mur réalisé en 2015 au n°3 rue Jenner était une collaboration entre deux artistes : Invader et COST. « Ma mission était de m'adapter et de générer un dialogue entre les dites pièces et mon travail ». La fresque fut peinte depuis une nacelle en utilisant une perche (qui permet d'obtenir la meilleure perspective pour réaliser le dessin) et pour finir elle a été retouchée avec une brosse synthétique et quelques grands pinceaux. Le travail a duré 5 jours.
Faile est un collectif d’artistes peintres et illustrateurs connu pour ses fresques vintages faisant échos à la culture pop et aux réalisations de Roy Linchenstein et de Jean Michel Basquiat.

Issu de la rencontre entre le californien Patrick McNeil et le canadien Patrick Miller, le collectif Faile voit le jour en 1999 et accueille dans ses rangs, en 2000, l’artiste japonaise Aiko Nakagawa. À trois, ils font leurs premiers pas dans l’art urbain, d’abord en prenant en photo le musée à ciel ouvert que constitue New-York à cette époque, puis en s’initiant à la sérigraphie, au pochoir, au collage et à la sculpture. Pour promouvoir leur collectif, les trois amis réalisent une centaine d’affiches de femmes nues qu’ils collent un peu partout dans les rues de Manhattan ; le collectif privilégie l’éphémère. Leur emblème : un féroce berger allemand montrant les crocs.

Invité par la Galerie Itinerrance, Faile réalise en juin 2016 sa fresque « Et j’ai retenu mon souffle » à l’angle de la rue Jeanne d’Arc et du Boulevard Vincent Auriol. Sur un immeuble de 12 étages, une danseuse de ballet effectue un saut périlleux depuis un gratte-ciel.
Raoul et David Perre sont deux frères jumeaux connus sous les pseudonymes de How & Nosm. Ces street artistes sont nés en 1975 en Espagne dans une famille éclatée et pauvre qui immigre en Allemagne. Ils doivent alors veiller l’un sur l’autre. Ils se mettent à dessiner pour passer le temps et font leurs premières armes artistiques et illégales à l’âge de 13 ans en graffant dans la banlieue de Düsseldorf. Skateboard au pied et Posca à la main, ils naviguent entre fresques payées le jour et interventions sauvages sur train la nuit. En 1997, ils saisissent la première opportunité pour voyager vers les États-Unis et intègrent rapidement le milieu graffiti du South Bronx.

Leurs œuvres sont presque toujours de grand format et le travail des jumeaux comprend différents niveaux de lecture : si de loin on saisit la forme principale du sujet, quand on se rapproche, c’est une autre affaire. L'expression « Sun Daze », évoque un état d’esprit combinant bien être et relaxation, ressenti grâce à la chaleur et souvent associé aux dimanches ensoleillés. « Ça transmet l’idée que parfois tu dois t’allonger, te détendre, redescendre un peu et réaliser qu’il y a plus dans la vie que travailler, travailler, travailler. Qu'il faut parfois t’asseoir, prendre conscience du moment présent et en profiter. »
Hush est un street artiste britannique né à Newcastle. Il réside à Londres et a bâti sa notoriété sur des personnages de Geishas japonaises multicolores et sensuelles. Sa passion pour le street art remonte à son adolescence, lorsqu’il commence à dessiner des flyers pour des rave-parties et autres soirées électro.

Son inspiration est issue de ses nombreux voyages, notamment à Hong Kong où il séjourne après cinq années d’études en arts graphiques à l’université de Newcastle. C’est en Asie et plus précisément au Japon qu’il puise l’inspiration qui deviendra la genèse de son œuvre : une synthèse entre orient et occident, un mix et un brassage culturel. Il s’inspire des mangas et de l’iconographie japonaise et confie être fasciné par les jeunes asiatiques qui adoptent la culture occidentale sans renoncer à leur culture ancestrale.

Son style marqué est une fusion de plusieurs techniques qui aboutissent à un travail à la fois complexe et original de « layering » : une combinaison de couches de peintures (acrylique et bombe), un travail d’impressions numériques et d’encres superposées entre elles qui produisent un effet de collage.


Né au début des années 80 à Santiago, Inti Castro est un chef de fil du mouvement du muralisme en Amérique latine.  Son prénom Inti signifie « soleil » en Quechua. Originaire d’une famille d’artistes, il est rapidement happé par le tag et, dès l’âge de 13 ans, commence à poser sa signature sur les murs de Valparaiso.

Inti puise son inspiration dans de nombreux héritages. Celui laissé par les artistes chiliens engagés qui, dès la fin des années 60, soutenaient la candidature de Salvador Allende. Inti en hérite un sentiment de responsabilité lorsqu’il peint, que ce soit pour dénoncer ou partager des rêves communs. Le second héritage est culturel. Au fil de ses voyages, il intériorise une vision bolivarienne de l’Amérique du Sud, une Amérique du Sud unifiée, dont tous les peuples partagent une même culture issue des traditions indigènes et du christianisme occidental. De nombreux symboles viennent célébrer cette Amérique du Sud unie : des épis de maïs (base de l’alimentation du continent) ornent ses œuvres et le Kusillo (personnage du carnaval de Bolivie) est très souvent représenté. Inti a réalisé des fresques en Amérique du Sud, en Europe et aux États-Unis.

Cette œuvre, « La Madre Secular » représente la vierge, dotée d’accessoires qui questionnent. Sur son foulard violet est représenté le cosmos ordonné et dans sa main elle tient la pomme de Newton, représentant la loi de la gravitation universelle. À travers cette œuvre, Inti nous montre que science et religion peuvent cohabiter.


« Je me définis comme un AVNI, un Artiste Vivant Non Identifié. J’ai pris Invader comme pseudonyme et j’apparais toujours masqué. » - sur spaceinvader.com, le ton est donné. Né en 1969 et diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, cet artiste français anonyme a lancé en 1998 un « Projet d’invasion artistique » rocambolesque : envahir le monde de ses personnages en mosaïque, les « Space Invaders ».

Bercé par le mouvement punk et le jeu vidéo, il décide de donner vie aux pixels du gaming avec des carrés de mosaïques. Faciles à coller, reproductibles à l’infini, ils sont l’outil adéquat pour déployer ses personnages dans le monde entier. Invader se fixe des objectifs très ambitieux. Pour être invasif, il colle entre 20 et 50 œuvres dans chacune des villes qu’il visite. En janvier 2019, 3 712 Space Invaders étaient répartis dans 77 villes du monde entier. Pour faire adhérer le public à son aventure, il crée l’application Flash Invaders. Les fans des personnages pixelisés peuvent partir à la chasse mondiale aux figurines de mosaïques et les répertorier dans leur application.

Alors que l’art-urbain est souvent décrit comme un art éphémère, Invader a lui le souci de la postérité. Il utilise des matériaux très pérennes pour ne pas que ses pièces soient retirées et lance des projets qui marquent les esprits. Le 12 mars 2015, il permet à Space2 de devenir la première œuvre d’art à aller dans l’espace, installée dans la Station Spatiale Internationale.

Pour son deuxième mur sur le boulevard Vincent Auriol, Invader revient à ses fondamentaux : les petits personnages envahisseurs et une exécution éclair. Réalisé en une heure, on découvre deux Spaces Invaders en noirs et blancs perchés en haut du 122 du boulevard. Invader a disséminé secrètement plusieurs œuvres dans le 13e. Retrouvez ses Space Invaders à la Butte-aux-Cailles, rue Duchefdelaville ou encore sur le mur de la Mairie du 13e, avenue des Gobelins.

Respectivement nés en 1985 en Autriche et en 1981 en France, Jana et Jean-Sébastien se rencontrent à Madrid, où ils y découvrent le street art. Jana se professionnalise alors dans la photographie, tandis que Jean-Sébastien commence à découper des photos et à peindre sur les murs. Le couple d’artistes Jana & JS utilise la technique du photoréalisme pour raconter l’évolution perpétuelle de la ville, des espaces urbains.
 
De retour à Paris en 2006, ils rencontrent Artiste-Ouvrier qui les forme aux subtilités du pochoir. Nourris de ses précieux conseils, ils créent leur identité artistique et leur méthode. Jana & JS découpent leurs clichés en pochoir pour ensuite leur donner vie au spray et à l’acrylique.
 
Jana et Jean Sébastien sont souvent les personnages centraux de leurs réalisations, représentés appareil photo devant les yeux. Par cette mise en abîme, ils posent cette question : qui est l’observateur ? Le passant ou le photographe exposé sur le mur ?
Matt Gondek est né à Pittsburgh en Pennsylvanie et a déménagé à Los Angeles à l'âge de 31 ans. Peintre, illustrateur et graphiste californien, il s’inspire de personnages emblématiques de la pop culture pour en explorer les travers.

Son style, qu’il a lui-même nommé « Deconstructive Pop » lui va bien. Sur toile ou sur mur, il aime représenter la folie de ces icônes de la pop culture en les représentant la tête explosée. Les Simpsons, Garfield, Bugs Bunny, personne n’y échappe ! Son univers coloré et décalé séduit au-delà du milieu de l’art. L’industrie musicale lui a commandé plusieurs pochette d’albums pour Davon Magwood, Trinidad James ou encore Sweens.
Originaire de Sète, Victorien Liria alias Maye est une flèche montante de la scène street art. Son style très précis raconte, grâce à de multiples détails, la culture Tzigane et les histoires de son Occitanie natale. « Chez les Tziganes, on s’occupe des siens. Vous ne verrez jamais une grand-mère en maison de retraite. Les nomades que je peins sont surtout un peuple imaginaire. Ils me permettent de parler des ressources naturelles, de la montée de l’individualisme. » C’est le graffiti qui a permis à Maye de se forger en tant qu’artiste. Cette pratique lui a appris « l’ambition, la rapidité et la fluidité du geste. »

Invité par la Galerie Itinerrance à réaliser une fresque boulevard Vincent Auriol, visible du métro aérien, il rend hommage aux cultures qui l’ont forgé. L’artiste a voulu nous apporter le soleil de son sud natal et nous plonger dans la culture camarguaise. Son fond, couleur melon, nous évoque ce fruit typique du sud de la France. On y découvre un personnage élancé et gracile chevauchant un flamand rose. Il s’agit d’un gardian, cavalier camarguais, vêtu de l’habit traditionnel et des espadrilles marinées sétoises. Il tient dans sa main droite un trident, qui permet habituellement au cavalier de maintenir les taureaux dans les rangs. Maye remplace ici avec humour le cheval du gardian par un flamand rose. Fidèle à sa première école, celle du graffiti, Maye fait tenir dans la main gauche de son personnage une bombe aérosol d’où sortent des papillons, symboles du caractère éphémère de cette pratique artistique. Par le détournement de la barbe fleurie de son personnage et les abeilles pollinisatrices qui sortent de son chapeau, l’artiste nous rappelle la fragilité de la relation entre l’Homme et la nature. L’interaction épanouie entre cette figure humaine et la végétation qui l’entoure contraste avec l’environnement urbain dans lequel se trouve l’œuvre.
Shepard Fairey, né le 15 février 1970 à Charleston en Caroline-du-Sud, est un des street artistes les plus influents du monde. Issu de la scène du skateboard, il se fait d’abord connaître par la campagne « Obey Giant » lancée en 1989. Alors étudiant à Rhode Island School of Design, il placarde le portrait du catcheur Andre Roussimoff, dans toute la ville de Providence puis dans l’Est des États-Unis accompagné d’un mot : « Obey ».

Mais c’est la campagne présidentielle américaine de 2008 qui le rendra célèbre puisqu’il crée le poster « Hope », image centrale de la campagne de Barack Obama. De manière autonome, il prend l’initiative d’en afficher 500 000 aux États-Unis en faveur du candidat démocrate.

Aujourd’hui, ses œuvres font parties de l’exposition permanentes des plus grands musées d’art contemporain comme le Victoria and Albert Museum à Londres ou le MOMA à New York.

« Rise Above Rebel » Invité par la Galerie Itinerrance en 2012, Shepard Fairey réalise ce portrait de femme sur un immeuble de 40 mètres de haut. Une femme forte, rebelle, résistante et victorieuse.

« Liberté, égalité, fraternité » Cette œuvre, Shepard Fairey la réalise au lendemain de l’attaque terroriste contre le Bataclan en novembre 2015 pour témoigner son soutien au peuple français. Offerte par l’artiste à Emmanuel Macron lorsqu’il était en campagne, elle orne aujourd’hui son bureau à l’Élysée.



António Correia, connu sous le nom de Pantónio, est un artiste portugais né en 1975 sur l’île de Terceira, dans l’archipel des Açores. Diplômé de l’École des Arts et Métiers de Cerveira et de l’Institut Polytechniques de Tomar en art graphique, c’est à Lisbonne qu’il peint ses premières fresques.

Il puise son inspiration dans l’environnement de son île natale, ses vagues, ses couleurs, pour créer des fresques tout en mouvement, dominées par la couleur bleue. Ses animaux fantastiques, des lapins, poissons, oiseaux sont toujours en groupe. « L’effet de meute, c’est une métaphore de la ville (…) : le flot de voitures, les gens qui grouillent dans les rues… » expliquait Pantónio à Télérama.

Artiste de renommé internationale, Pantónio a réalisé plusieurs fresques dans le 13e arrondissement. En 2014, invité par la Galerie Itinerrance, il participe au projet de la Tour Paris 13 puis réalise place de la Vénétie une fresque de 66 mètres, la plus haute d’Europe.

En mai 2018, Pantónio réalise sur la façade d’une crèche du boulevard Vincent Auriol une fresque toute en horizontalité. Le mouvement des oiseaux fait écho au passage régulier des voyageurs de la ligne 6 du métro. Comme pour ses autres œuvres, l’île natale de Pantónio, Teircera aux Açores, inspire son œuvre : le noir qu’il utilise comme base rappelle les roches brunes volcaniques.


Né en 1972, Julien Malland, alias Seth, est un artiste peintre, reporter et éditeur globe-trotter.

Celui qui se définit lui-même comme « globe painter » entreprend en 2003 un tour du monde de neuf mois. À chaque escale, il la réalise une nouvelle œuvre. Ses fresques représentent généralement des enfants, vêtus d’habits traditionnels, plongés dans des univers oniriques et joyeux. « L’enfance est quelque chose qui touche tout le monde » philosophe l’artiste pour le site Artistik Rezo avant de poursuivre : « Dans la rue, on a une responsabilité plus grande. Mon concept n’est pas de choquer les gens ou de les interpeller mais plutôt d’éveiller leur bienveillance ».

Il est également présentateur et auteur de la série « Les nouveaux explorateurs » diffusée sur Canal+.


Yassine et Sadok ne savent plus ce que le nom de leur groupe signifie exactement, c’est comme si c’était ce nom même, issu de nombreuses séances de tergiversations philosophico-économiques sur fond d’art contemporain, les avait choisi sans raison précise. Ils s’emploient, depuis, à le porter comme un slogan, sans faire du sens une priorité absolue.

ST4 est né, sans projet plus précis que de travailler dans la rue. Après une première phase de recherches stylistiques explorant, à la lumière de ce qui se fait déjà de par le monde, ce qui est possible à faire à partir d’ici, commencent les expériences de peintures murales lettristes, soutenues par des esquisses appliquées.

Le groupe se résout très vite à se forger, non pas un vocabulaire pour un langage, mais un alphabet, aux déclinaisons graphiques infinies, pour ce qu’on pourrait décrire comme un métalangage visuel réflexif, ou plus simplement comme de la poésie concrète.


Tristan Eaton est un artiste américain né dans le quartier d’Hollywood en 1978. C’est un artiste complet qui s’exprime à travers différentes pratiques, tels que la peinture d’atelier, le muralisme, le graffiti, le graphisme ou encore l’illustration. Tristan Eaton se considère avant tout peintre.

Il grandit entre Los Angeles, Londres et Détroit. Adolescent, il découvre l’art de rue et le graffiti. Il s’essaye à cette discipline et s’empare de tous les supports que les grandes villes lui offrent. Proche de la culture punk et du skateboard, il développe sa pratique artistique et à l’âge de 20 ans s’installe à New York City. Il utilise très peu le lettrage et se concentre principalement sur les images aux couleurs explosives et pop. Par des effets de collage et de juxtaposition, il transforme chacune de ses œuvres en une accumulation d’éléments qui lui permettent d’explorer son sujet de manière complexe.

Tristan Eaton a peint à plusieurs reprises à Paris. En 2014, il réalise une fresque rue du Chevaleret dans le cadre de la Nuit Blanche. À l’automne 2016, l’artiste américain revient dans le 13e pour peindre le château d’eau de l’hôpital de la Salpêtrière.
Alexandre Farto, alias Vhils, est né en 1987 à Lisbonne. Il y étudie le graphisme avant de déménager en 2007 à Londres pour étudier au Central Martins College of Art and Design.

Vhils est un aventurier du muralisme, mouvement qu’il a profondément enrichi en utilisant une technique très singulière, le « grattage ». Au lieu de recouvrir les murs d’aérosol ou de peinture, lui les sculpte, les fait fondre sous les jets d’acide, les défonce au marteau piqueur ou les éclate à coup de charges explosives. De ces explosions naissent, comme par miracle, des portraits de gens qu’il rencontre et photographie durant ses voyages. Certains parlent de « Reverse graffiti ». À travers ces portraits, Vhils veut ré-humaniser l’espace urbain en y montrant les visages de ceux qui façonnent la ville : ses habitants. Invité par la galerie Magda Danysz durant l'été 2012, Vhils réalise cette œuvre rue du Château des Rentiers.
Dernière mise à jour le jeudi 13 juin 2019

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